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le 27 juillet 2014 | Liens utiles

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Siffler...

le 27 juillet 2014 | Légendes de marins

Siffler est totalement interdit à bord d'un bateau car cela fait lever des vents incontrôlables et attire le diable.
En revanche, le marin peut siffler à terre.
La seule personne qui était autorisée à siffler à bord d'un bateau était le cuistot, car tant qu'il sifflait, il ne pouvait pas manger les provisions du bord.
 


Le Hollandais Volant

le 27 juillet 2014 | Légendes de marins

Le Hollandais Volant est le plus célèbre des bateaux, et celui-ci navigue toujours depuis... le XVIIè siècle.
Il est condamné à errer en mer éternellement entre le Cap Horn et le Cap de Bonne-Espérance, par la faute de son inconscient capitaine Van Der Straeten !
Un jour de l'an 1665, le capitaine, homme borné et intransigeant, refusait de faire relâche dans un port pour que son équipage puissent se reposer et refaire des vivres. Il fallait à tout prix rattraper le retard du navire. Le capitaine souhaitait traverser le Cap de Bonne-Espérance par tempête, son équipage lui a demandé de patienter, mais le capitaine inflexible refusa. Il chanta des chansons obscènes à la dunette, avant de rentrer dans sa cabine se saoûler encore et encore. La tempête était encore pire que ce que l'on pouvait craindre, et l'équipage terrorisé décida de se mutiner. Mais alors que le chef des mutins prenait la barre, le capitaine, totalement ivre, sortit et abattit le mutin avec son pistolet, et prononça le poing levé face au vent mugissant, les terribles paroles :
«Je franchirai ce cap, dussé-je naviguer jusqu'à la fin des temps !»
La légende raconte qu'un fantôme apparut alors. Le capitaine voulut l'abattre, mais le fantôme prononça sa malédiction, ce à quoi le capitaine répondit : «Amen !».
Depuis, perpétuellement pris par un vent de tempête, le bateau erre sur les mers, incapable de trouver le repos... on le nomme le Hollandais Volant.

Légende ou pas ?
Des rapports font état d'un navire qui apparaît mystérieusement dans les tempêtes.
- En 1835, un capitaine britannique fit état d'un navire fonçant sur lui, mais qui disparut mystérieusement.
- Le 11 juillet 1881, le futur roi d'Angleterre, George V, alors Duc d'York fut le témoin d'une de ces apparitions le long des côtes australiennes. Alors qu'il prenait le frais sur le pont du HMS Bacchante, il aperçut un halo rougeâtre dans la nuit noire et opaque. Un immense vaisseau apparut et passa devant le bateau, sans aucun bruit... Le lendemain, un des marins de quart cette nuit là, tombait d'un mât et se tuait. Quelques jours plus tard ce fut le tour de l'amiral qui commandait cette flotte. Certains pensèrent à une malédiction provenant du Hollandais Volant. Le journal de bord de La Bacchante relate les faits :
« Quatre heures du matin, un brick passa sur notre avant, à environ trois cents mètres, le cap vers nous. Une étrange lumière rouge éclairait le mât, le pont et les voiles. L'homme de bossoir le signala sur l'avant, ainsi que le lieutenant de quart. Un élève officier fut envoyé dans la vigie, Mais il ne vit cette fois aucune trace, aucune signe d'un navire réel. Seize personnes ont été témoins de l'apparition. La nuit était claire et la mer calme. Le Tourmaline et le Cléopâtre qui naviguaient par tribord avant nous demandèrent par signaux si nous avions vu l'étrange lumière rouge ».
- En mars 1939, de nombreux baigneurs sur une plage d'Afrique du Sud virent un navire à voile dont la description ressemble fortement à celle d'un brick. Ce dernier apparaît filant sur les flots, toutes voiles dehors alors qu'il n'y avait aucun vent, puis disparaît aussi mystérieusement.
- Durant la bataille de l'Atlantique, un équipage de U-Boot l'aurait entre-aperçu... 


La cigarette et la bougie

le 27 juillet 2014 | Légendes de marins

Une croyance de marin dit que quiconque allume une cigarette avec une bougie va provoquer la mort d'un marin dans le monde.
Comme toute croyance, celle-ci est basée sur un fond véridique. En effet, l'ancêtre de la SNSM, la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons, fondée en 1873, vendait des allumettes afin de récolter des fonds. Ainsi, allumer une cigarette à une bougie revenait à priver la SHSB de dons et donc réduire les chance de sauvetage des marins !

Alors amis des marins, pourquoi ne pas aller acheter des allumettes ou un bon vieux briquet BIC ?  


Le conte du Palin

le 27 juillet 2014 | Légendes de marins

S'agit-il de superstition, d'une simple croyance ou d'une légende ? A vous de décider !...

Il était une fois un des animaux emportés par le capitaine Noé, une espèce de chat à longues oreilles, à la courte queue et aux os moins carrés.

Le voyage devenait long. Au bout de 40 jours de navigation, il n'y avait toujours rien sur le GPS ni sur l'écran radar. Pas le moindre contact AIS ou GMDSS non plus.

Noé n'avait pas embarqué la moindre feuille de trèfle et il n'y avait à bord plus que la vigne de Gilles à se mettre sous la dent.
Notre ami à la forte moustache chercha alors seul de quoi remplir la panse. Il bondissait de ses cuisses généreuses de la quille à la pomme de mât, cherchant une pitance digne de ce nom.

A force de chercher, ce cousin du lièvre a finalement trouvé entre le ribord et le galbord une herbe tendre, bien tassée au fond des coutures. Certes, ce n'était pas sa reine des prés préférée, mais la faim justifiant les moyens, il se mit à brouter avec l'avidité de tant de jours de jeûne. Le chanvre était de bonne qualité et à défaut d'être fumé, il fut boulotté !

Lorsque l'eau se mit à jaillir d'entre les bordés, notre héros s'en fut dans une autre partie du navire pour retrouver une herbe plus sèche.
Parcourant ainsi toute la cale de la râblure au vibord, il s'endormit, la panse apaisée et le coeur content.

Il fut réveillé par de grands cris, Noé constatant que son arche faisait eau et la girafe ayant aperçu du haut de son long cou la colombe qui revenait avec son brin d'olivier. Le Mont Ararat n'était pas loin et le débarquement allait pouvoir commencer, femmes et enfants d'abord, suivez votre capitaine...


Ce petit conte mérite quelques commentaires...

Sir Winston Churchill n'aimait pas les ingénieurs et rappelait à qui voulait l'entendre que l'arche de Noé avait été réalisée par un amateur, alors que le Titanic avait été conçu par des ingénieurs.
Mais nous sommes ici avec la marine de fer, de vapeur et d'électricité. On peut conserver par le froid et les provisions peuvent ainsi être préservées, ce qui n'était pas l'apanage de l'arche de Noé.

Si nous remontons quelques siècles en arrière, il est vrai que les voyages pouvaient durer jusqu'à trois, voir quatre mois entre l'Australie et l'Europe.

On ne savait pas mieux conserver la nourriture que l'eau potable. On embarquait ainsi sur les navires des tonneaux contenant du porc et du boeuf salés, de même que du lard, des biscuits et des pommes de terre.
Les marins de l'époque s'avitaillaient en vivres frais sous forme de cochons, de volailles et... de l'ami de notre conte.
Les rats étaient souvent déjà à bord, tout comme les cafards que l'on pouvait retrouver en prime dans le brouet du dimanche.

Avez-vous essayé de garder en cage un tel fauve ? Il s'échappe à la première occasion. Alors gare à tout ce qui peut être rongé : cordages, calfat, sacs de grain, tout peut y passer...

La cargaison dont l'arrimage se voyait dévoré se mettait alors à se déplacer librement dans les cales, provoquant des coups de bélier qui pouvaient détruire les bordés, voire les structures mêmes du navire.
Pire encore, le rongeur pouvait s'attaquer aux cordages qui arriment le lest intérieur, sur des navires dont l'angle de chavirement est pratiquement de moitié inférieur à celui de nos yachts.
De même les haubans contenaient de nombreux brêlages et autres bouts en chanvre sisal ainsi que d' autres fibres appétissantes pour les longues dents de la viande fraîche du bord qui avait échappé à l'oeil du maître-coq et chirurgien du bord.

Démâtages, naufrages, chavirages, nous voyons donc que ce cher animal n'est guère apprécié des navigants, même sous forme de ragoût. On va ainsi jusqu'à bannir son nom à bord des navires.

Qui n'a pas entendu l'histoire du thonier vendu par son patron parce qu'un malandrin s'était avisé de pendre un infâme animal par ses longues oreilles en lieu et place du panier d'antan ?

Mentionner l'innommable est presque aussi grave que de siffler à bord, de débaptiser un navire ou de gratter le mât.
Il y avait pire, mais l'égalité des sexes a changé la donne depuis le siècle dernier, bienvenue à bord, Mesdames !

Alors ? Le mythe du Lapin ? Des histoires de Bigoudens ? Des légendes ?
Vous êtes pour la superstition ?

Vous avez probablement raison, mais n'oubliez pas que cela porte malheur que d'être superstitieux !

Pierre-André Reymond
expert naval Lausanne
E-mail:reymond-surveys@bluewin.ch